[Billet] – Le programme libéral ou « Que peuvent faire les libéraux et les libertariens pour nous ? »

Par Marius-Joseph Marchetti,

« Que peuvent faire les libéraux et les libertariens pour nous ? » Voilà une question que l’on m’a très souvent posé, à la suite de laquelle on me déclare en général que « les libéraux n’ont pas de programme. » C’est bien naturel, dans un pays nourri depuis des décennies au jacobinisme et à l’étatisme. Seule l’action politique est apte à modeler la société et à la diriger.

Alors, aujourd’hui, je vais répondre à votre question : Rien. Dans le sens actif du terme du moins (mais je m’explique plus bas). Et toutes les personnes réalistes vous le diraient également. Le programme libéral par excellence, c’est le respect des libertés individuelles. Liberté d’association, d’exprimer ses idées (dans le respect de l’égale liberté de chacun), de se défendre, d’entreprendre et de conserver le fruit de son travail.

« Qu’importe à quel point une politique s’est révélée désastreuse, toute personne qui la critique peut s’attendre à entendre : »Mais par quoi la remplaceriez-vous ? » Mais, lorsque vous éteignez un feu, par quoi le remplacez-vous ? » Thomas Sowell

Le programme libéral, pour la grande majorité des personnes résidant sur le territoire français, est incompréhensible car, les français et consorts sont nourris depuis leur plus tendre âge de ce malheureux préjugé politique, que la politique est nécessairement positive, c’est-à-dire active et interventionniste. Le programme libéral, c’est donc « un statu quo » ? Il n’y a rien de plus faux. Le statu quo serait de conserver la société avec son degré d’interventionnisme et de patentes en tout genre. Mais cela n’a aucun rapport avec le libéralisme. Le programme libéral vise à la diminution et au démantèlement du pouvoir. Il vise à la suppression de toute l’intervention de l’État, pour la remplacer par une « société de droit et de règle privée ». Il exige la fin progressive de toutes les patentes et subventions, la fin des sociétés anonymes, des privilèges qui permettent l’existence de la vie collectiviste au sein des grandes entreprises et conglomérats, d’un système de taxation arbitraire, remplacé par un droit de faire sécession et une contribution auprès de l’État auquel chacun souscrit.

 

Comme le dit Renan et le cite Ludwig Von Mises dans son Gouvernement Omnipotent, ce qui fait les nations, ce n’est pas le principe de nationalité : mais la libre disposition de chacun. Dans le cas, certes rarissime où cette condition est remplie, l’État équivaut à la nation. Dans le cas très souvent inverse, c’est un parasite dont il faut réprimer et réprouver l’action.

L’État qui intervient de partout, est en réalité faible, car il n’aura jamais les mêmes moyens et le même mécanisme adaptatif que la somme des relations inter-individuelles ayant lieu spontanément dans la société. Et c’est pour ça, que comme le dit si bien Edmund Burke, « un Etat sans les moyens de changer se prive des moyens de se conserver. » Les nations les plus à même de conserver leur degré de civilisation et évoluer seront celles qui auront les États les plus petits et consentis, à l’inverse des nations étatistes, qui ne feront que sombrer dans le tribalisme que laisse déjà entrevoir leur discours.

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