Billet : « Le protectionnisme intelligent n’est pas un gros-mot. » Vraiment ?

Par Marius-Joseph Marchetti,

Marine Le Pen, il y a plusieurs mois, dans le cadre des présidentielles, avait déclaré : « le protectionnisme intelligent n’est pas un gros-mot. »

Si le protectionnisme n’est pas un gros-mot, prétendre que le protectionnisme n’existe pas dans la France de 2017 ou même dans l’Union Européenne est bien une bêtise, car il existe un bon nombre de normes (sanitaires par exemple) qui joue le rôle de protectionnisme. La PAC (Politique Agricole Commune) est un bon exemple de protectionnisme européen qui joue contre le développement agricole des pays africains et ralentit considérablement leur essor (ceux-là même qui se disent dans la plus grande complaisance humanistes empêchent les pays africains de sortir progressivement de la pauvreté par cette politique).

De plus, le protectionnisme méconnaît, comme le font les socialistes, le rôle d’une loi de diversification qui impacte les activités au sein de l’économie par un déversement des capitaux dans de nouvelles activités désirées, délaissant inévitablement des activités n’ayant plus attrait pour les consommateurs, qui sont les véritables capitaines d’industries du pays. Ce sont eux, par leurs achats, qui conduisent l’activité productive du pays, si l’État ne biaise pas le jeu de la concurrence catallactique, des échanges sur le marché. Un échange libre occasionne toujours deux richesses, une pour l’individu A qui achète et une pour l’individu B qui vend, pourvu qu’aucune entité ne se soit hissé comme intermédiaire pour renchérir artificiellement le coût de tel produit et en modifiant artificiellement les coûts relatifs des différents biens dans l’économie en instaurant des droits de douane, en édictant des normes abusives ou en octroyant des privilèges Cet entité, une mafia comme une autre ou une indubitablement plus grande comme l’État, ne mérite pas le terme de « protectionniste » car en modifiant les coûts relatifs dans l’économie, elle porte préjudice à toutes les activités non protégées (car toutes ne peuvent pas l’être, car sinon, cela signifierait que les coûts relatifs entre les biens ne changent pas et qu’aucun profit ou perte supplémentaire ne serait occasionnée). Qui plus est, la protection réduit le phénomène de concurrence et place les producteurs dans une situation où ils auront un Sur-profit, du à l’augmentation de leurs prix qui nuiront aux consommateurs et aux entreprises non protégées.

 

« Le protectionnisme est le socialisme des riches, et le socialisme le protectionnisme des pauvres . » Henri Lambert, avril 1913)

 

Marine Le Pen mérite par contre parfaitement le terme d’agressionniste, comme Spencer le dit si justement, car elle ne peut qu’user de la contrainte et de la violence pour empêcher un individu A d’échanger librement avec un individu B. Et bien entendu, les autres candidats ne peuvent s’en départir, ils méritent tout autant ce terme, comme Mélenchon et son « protectionnisme solidaire » . Agressionniste, voilà le véritable nom de tous nos colbertistes du Front National, et globalement des étatistes de tout parti et de tout pays, nécessairement légiférant à outrance et interventionniste.

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