Trump une victoire raciste ?

Par Titou, 

Donald Trump vient de rencontrer le président sortant Barack Obama dans le bureau ovale de la Maison Blanche pendant que l’Amérique bien-pensante peine à se remettre de ses émotions, elle gesticule en manifestations inutiles au pied de la Trump Tower et un peu partout ailleurs.

Trump, la machine à gagner, avance face au vent dans une Amérique divisée et dans un sale état. Crise économique, chômage, tensions internes et internationales, révélations de corruptions de la famille régnante Clinton et une Amérique qui ne sait plus vraiment qui elle est. Quel challenge !

C’est au pied du mur que l’on voit le maçon et, attention, je m’avance à dire que malgré les apparences et ce que l’on en dit, Donald Trump pourrait se révéler être un maçon pas si mauvais que ça, du moins pour l’Amérique. Nombre d’américains et de grands électeurs pourraient avoir choisi la rupture du système pas seulement pour des raisons racistes, comme nous le tambourinent les médias mainstream à longueur de journée.

Que Trump soit raciste, peut-être, mais l’exprimer est un choix que je pense stratégique pour faire réagir et agir certains. Mais, ce n’est pas ce qui a fait élire le milliardaire à la tête de la première puissance mondiale mais, bel et bien un ras-le-bol général de ce qu’est devenu et de ce que n’est plus l’Amérique. Les mécontents se sont exprimés contre le système en place, un besoin de renouvellement, de dynamisme et d’un homme-providence en rupture avec tout ça et capable de mettre un grand coup de pied dans une administration qui sclérose le pays, et qui comme d’habitude bloque les plus pauvres, ces minorités que déteste Donald Trump. Les révélations de Wikileaks sonnent comme le dernier coup de pousse pour décider les électeurs à voter non pas pour Trump mais contre Hillary Clinton. Mèche au vent, Donald a surfé toutes les vagues à sa disposition pour prendre d’assaut le bureau ovale.

Déterminé plus que jamais car Trump n’est pas différent des autres, il est américain et il en a marre. Comme on est toujours mieux servi que par soi-même, la politique de Trump risque tourner à démonter tout ce qui le gène pour avancer et, dégager la route à celui qui veut réussir et se sortir de son sort. L’ére des technocrates de Washington risque voir là, sa propre fin. L’Amérique n’a plus à sa tête un président mais un chef d’entreprise qui a tout et qui réussi. Il connaît la valeur des choses et de l’argent, les portes à ouvrir et fermer pour faire des économies et lesquelles enfoncer pour dégager la route à des millions de personnes.

Le mot rupture va prendre tout son sens, le plus difficile à juger pour le moment est de connaître le sens qu’il donne à ce mot. On le dit protectionniste et isolationniste, peut-être, mais, dans un contexte mondialisé, ce serait une erreur surtout pour un pays de cette envergure. Cela n’engage que moi, mais Trump est beaucoup plus globaliste que ça pour s’arrêter à des questions raciales. Businness is business, qu’importe la couleur de l’individu en face de vous, la couleur la plus importante pour qui fait des affaires est celle qui sert à imprimer le billet Dollars.

Donald Trump a encore du boulot, il a du monde à convaincre, des batailles à engager et à gagner et, un gouvernement à former. Le plus dur reste à faire. Nous le jugerons sur ses actes, ses détracteurs n’ont pas fini de se faire entendre. Pour le moment le phénomène fait peur et fascine, il pourrait surprendre le monde et ce n’est pas une vague raciste qui l’a porté là mais bien, une déferlante de mécontentement de la part d’une partie de l’Amérique inquiète pour son avenir. Certains ont voté pour Trump et d’autres contre Hillary, ils essayent quelque chose de différent et qui tranche avec ce qui s’est fait avant lui.

« La démocratie est encore une valeur très neuve dans la société actuelle. Je crois qu’il nous reste encore beaucoup de choses à faire, à apprendre et, pour moi, les Etats-Unis peuvent, doivent servir de laboratoire quand à la découverte et l’application des nouvelles valeurs démocratiques. »

Leonard Cohen.  20.09.1934 / 11.11.2016

Qui vivra verra, mais l’Amérique a fait un choix et ce mandat risque être haut en couleur pour un homme qui doit affronter nombres de tâches d’ampleurs. Le plus sûr est que le monde n’a pas encore pris la pleine mesure du séisme Donald Trump.

Avant de finir ce billet, je voudrais juste faire un détour sur nos politiques et ceux d’une partie de l’Europe qui s’inquiètent de cette élection outre Atlantique, pour expliquer une chose : La création de la zone Euro avec son immense marché d’échange a fait perdre de la force au Dollars. Avant l’Union Européenne, et ce depuis la fin de la guerre, toutes les transactions commerciales internationales se font, alors, en billets verts. Depuis, l’UE a créé la plus grande zone commerciale du monde et tout se fait en Euro ce qui a pour effet d’avoir affaibli le Dollars. Les politiques européens et français, ont toutes les raisons de s’inquiéter car Trump est un conservateur, un protectionniste mais pas vraiment dans le sens où on l’entend. Il veut protéger l’hégémonie du Dollars sur le monde. « MAKE AMERICA GREAT AGAIN » prend là un tout autre sens. La politique étrangère n’est pas si étrangère que ça à Mister Donald. On le pense moins interventionniste car il veut laisser Poutine et Assad se débarrasser de DAESH. Comme il l’a dit dans un de ses discours, les bombes coutent chères donc, autant laisser les autres vider leurs munitions et vider leurs caisses, les lauriers ne pesant pas lourds dans les échangent commerciaux, le billet vert pourrait retrouver là quelques forces vives. De plus on le voit déjà rencontrer l’Eurosceptique Nigel Farrage, l’occasion pour le nouveau président de forcer la marche des choses et voir éclater l’Union Européenne et arriver tel le sauveur les poches bien remplies.  « MAKE AMERICA GREAT AGAIN » ou s’assurer la toute puissance par la seule chose que connaisse le milliardaire ; l’argent. Le Dollars doit reprendre de sa superbe, l’Amérique doit retrouver sa grandeur passée.

Voilà comment on arrive à la Maison Blanche : communication, surfer le ras-le-bol général et la volonté de retrouver une Amérique forte et dominante.

MAKE AMERICA GREAT AGAIN.

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