Recueil de Citations : L’Éthique de la liberté de Murray Rothbard, Quatrième Partie

Par CorsicanLibertarian,

 

Voici la quatrième partie des extraits tirés de L’Éthique de la liberté de l’économiste Murray Rothbard. Bonne lecture :

 

« La police a le Droit d’employer les méthodes coercitives à condition que, en fin de compte, le suspect se révèle coupable ou bien que, dans le cas contraire, le policiers soient eux-mêmes traités comme des criminels – car le principe qui interdit l’usage de la force contre les non-criminels demeure en vigueur. » Murray Rothbard

 

« Prenons le cas où la police brutalise et torture un homme soupçonné de meurtre pour obtenir des informations (et non pas, bien sûr, pour obtenir un aveu sous la contrainte, qui ne saurait être valable). Si le suspect finit par être reconnu coupable, les policiers doivent être disculpés de toute charge, puisqu’ils n’ont fait qu’administrer à l’assassin une partie de la peine qu’il a méritée, celui-ci ayant été déchu de ses Droits dans une mesure bien plus grande. Mais si le suspect n’est pas reconnu coupable, cela signifi que la police a brutalisé et torturé un innocent et les responsables doivent être envoyés dans le box des accusés pour coups et blessures. » Murray Rothbard

 

« Les policiers doivent toujours être traités exactement comme n’importe qui ; dans une société et un régime juridique libertariens, chaque homme à la meme liberté et les mêmes Droits. D’où il s’ensuit que, dans la société libertarienne, les policiers doivent assumer leurs risques comme tout le monde ; s’ils commettent une agression contre une autre personne, ils ont intéret à ce qu’elle l’ait méritée car, autrement, les criminels, ce sont eux. » Murray Rothbard

 

« La police ne saurait brutaliser et torturer un individu suspect de larcin, même s’il se trouve en être coupable puisque les coups et blessures subis par lui représentent une violation des Droits bien plus grave que celle causée par le larcin. » Murray Rothbard

 

« Si X agresse Y, celui-ci ne peut faire usage de la force pour contraindre Z à l’aider à se défendre car, ce faisant, Y serait tout aussi coupable d’agression criminelle envers Z. On doit donc rejeter la conscription militaire puisque le conscrit devient un esclave, qui combat au profit de quelqu’un d’autre. » Murray Rothbard

 

« Dans l’Irlande du Moyen-Âge, par exemple, le roi n’était pas chef d’État mais assureur contre le crime : quand un Droit était violé, le roi commençait par verser une sorte d’indemnité d’assurance à la victime, et il s’occupait ensuite de forcer l’agresseur à lui rembourser sa dépense – la restitution à la compagnie d’assurances étant entièrement subordonnée à l’idée de réparation envers la victime. » Murray Rothbard

 

« Dans l’ensemble du Moyen-Age, le concept de chatiment était généralement dominé par l’idée de réparation du tort causé à la victime. C’est seulement avec la croissance de l’État que les pouvoirs publics se sont de plus en plus mêlés du processus de remboursement, confisquant à leur profit une portion croissante des biens du coupable pour en laisser de moins en moins à la malheureuse victime. À mesure que le centre de gravité de déplacait, de l’indemnisation de la victime par l’agresseur, vers le châtiment de prétendus crimes « contre l’État », on a observé une sévérité accrue des peines imposées par les hommes de l’État. » Murray Rothbard

 

« À mesure que l’État monopolisait la répression, le droit pénal évacuait lentement les Droits des victimes. » Professeur Schafer, cité par Murray Rothbard

 

« C’est principalement à cause de la violente cupidité des seigneurs féodaux et du pouvoir ecclésiastique médiéval que les Droits des victimes furent graduellement grugés et, en fin de compte, expropriés par ces autorités. Celles-ci imposaient bien une double punition au coupable, d’abord en confisquant sa propriété à leur profit à eux plutot qu’au profit de la victime et, ensuite, en lui infligeant les oubliettes, la torture, le bucher ou la potence. Mais la vraie victime était pratiquement laissée pour compte. » Murray Rothbard

 

« De toutes les tyrannies, celle qui vise au bien de ses victimes est sans doute la plus oppressive. Il est sans doute préférable de vivre sous le joug de pillards impudents que sous celui de moralistes excités et omnipotents. La cruauté du pillard s’endort parfois, sa cupidité se rassasie, mais ceux qui nous tourmentent pour notre propre bien n’auront jamais de cesse puisqu’ils ont la bénédiction de leur conscience. Ils ont peut-être plus de chance d’aller au paradis, mais ils courent aussi un plus grand risque que la terre soit un enfer. Leur sollicitude nous blesse de manière intolérable. Être guéri contre sa volonté et être guéri d’un état qu’on ne tient pas forcément pour morbide, c’est être ramené au niveau de ceux qui n’ont pas l’âge de raison ou qui ne l’atteindront jamais, c’est être classé parmi les enfants, les faibles d’esprits et les animaux domestiques. » C.S Lewis, cité par Murray Rothbard

 

« Car si on doit considérer comme une seule et même chose la faute et la maladie, il s’ensuit que tout état d’esprit que nos maitres décideront de nommer « maladie » pourra être considéré comme un crime, et traité par la force. On plaidera en vain que les états d’âme qui déplaisent aux hommes de l’État ne sont pas nécessairement dépravés et ne méritent pas toujours une privation de liberté. Car nos maitres ne parleront pas en terme de Mérite et de Punition, mais en terme de maladie et de traitement… Point de persécution ici. […] Et comme il s’agit de « traitements » et non de « châtiments », la critique n’est permise qu’à la seule communauté des experts sur des point techniques, elle n’est pas permise aux hommes en tant qu’hommes sur des questions de justice. » C.S Lewis

 

« Au lieu que le châtiment soit mérité, il est en proportion inverse de la gravité du crime, ou il frappe l’innocent plutôt que le coupable. Autrement dit, le principe de dissuasion heurte de front notre sens intuitif de justice, qui implique une sorte d’équivalence ou de proportionnalité dans le châtiment qui est imposé au coupable, et à lui seul. » Murray Rothbard

 

« L’analyse de l’avortement doit s’ancrer dans la propriété absolue de chaque etre humain sur sa propre personne. Cela implique que chaque femme est titulaire d’un Droit absolu sur son propre corps, qu’elle jouit d’un empire sans partage sur son corps et tout ce qui se trouve à l’intérieur. Ce qui inclut le fotus. Le fotus est généralement dans le ventre de sa mère car elle y a consenti ; mais c’est par la seule vertu de consentement libre qu’il y est. Si la mère décide qu’elle ne veut plus du fotus, celui-ci devient ipso facto une sorte de parasite envahissant pour sa mère, qui est tout à fait en son Droit de l’expulser de son domaine. » Murray Rothbard

 

« On objecte à cela que la mère ayant au départ acquiescé à la conception, elle a pour ainsi dire conclu un contrat avec le fœtus concernant le statut de celui-ci, et qu’elle ne peut se faire avorter sans violer ce « contrat ». Cette théorie regorge de sophismes. Premièrement,[…] une simple promesse n’a pas la force exécutoire du contrat, qui n’est justement exécutoire que si non-respect implique un vol implicite ; or, de toute évidence, tel n’est pas le cas ici. Deuxièmement, on n’a rien qui ressemble à un contrat puisque l’on ne peut considérer le fœtus (ou l’ovule fécondé ?) comme une partie contractante agissant librement et consciemment. Troisièmement, […] un élément fondamental de la théorié libertarienne est l’inaliénabilité de la volonté et, par conséquent, l’illicéité de l’exécution d’un contrat d’esclavage volontaire. » Murray Rothbard

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