Recueil de Citations : L’Éthique de la liberté de Murray Rothbard, Troisième Partie :

Par CorsicanLibertarian,

 

Voici la troisième partie des extraits tirés de L’Éthique de la liberté de l’économiste Murray Rothbard. Bonne lecture :

 

« Si on accepte cette hypothèse [la théorie de la plus-value], l’impulsion donnée au marxisme et à l’anarcho-syndicalisme est assez logiquement compréhensible. Ayant cru identifier ce qui semblait etre une injustice montrueuse, on en a déduit un appel à « exproprier les expropriateurs » et, dans les deux doctrines, à la « restitution » de la propriété et du controle aux travailleurs. Les maximes de l’économiste ou du philosophe utilitariste n’ont aucune prise sur ces arguments ; il ne pourrait les contrer efficacement qu’en abordant de front le problème normatif, la question de la justice et de l’injustice des prétentions à la propriété. » Murray Rothbard

 

« Les thèses marxistes ne peuvent pas davantage être réfutées par les apologies de la « paix sociale » que font les utilitaristes. La paix sociale c’est bien beau, mais il n’y a pas de paix véritable si elle ne consiste pas dans la jouissance régulière et paisible d’une propriété légitime. Lorsqu’un régime social repose sur des titres de propriété monstrueusement injustes, ne pas s’y attaquer n’a rien de pacifique, puisque cela entérine et institue l’agression. » Murray Rothbard

 

« La seule réfutation authentique de l’argument marxiste en faveur de la révolution est que la propriété des capitalistes n’est pas injuste mais au contraire juste et que, par conséquent, sa confiscation par les travailleurs ou par qui que ce soit est en soi injuste et criminelle. » Murray Rothbard

 

« Il n’y a pas de « puissance publique » ; il n’y a que des gens, qui se réunissent dans des groupes qu’ils appellent des « États », et qui agissent en tant qu’hommes de l’État. En conséquence, toute propriété est toujours privée ; la seule question, la question cruciale, est de savoir si elle doit se trouver entre les mains des voleurs ou entre les mains de ses vrais propriétaires légitimes. Les libertariens n’ont en réalité qu’une seule bonne raison pour s’opposer à la constitution d’un « domaine public » ou réclamer son démantèlement : c’est la conscience du fait que les hommes de l’État n’en sont propriétaires qu’à titre illégitime et criminel. » Murray Rothbard

 

« Quand l’esclavage était une pratique courante, on débattait furieusement pour savoir si, et de combien, on devait indemniser le maître pour la perte de ses esclaves au cas où l’esclavage serait aboli. L’absurdité de cette question saute aux yeux. Qu’est-ce que nous faisons donc lorsque nous mettons la main sur un voleur et récupérons la montre volée ? Est-ce que nous indemnisons le voleur pour la perte de la montre … ou bien est-ce que nous le punissons ? » Murray Rothbard

 

« On propose d’indemniser les propriétaires d’esclaves alors qu’il me semble bien que ce sont les esclaves qui devraient etre indemnisés. » Le libéral anglais Benjamin Pearson, cité par Murray Rothbard

 

« Dans ce régime, appelé « féodalité » ou « monopole des terres », le propriétaire féodal ou monopoleur n’a aucun Droit légitime sur la terre. Ses « fermiers » actuels, les paysans, devraient être les propriétaires absolus de leurs terres et, comme dans le cas de l’esclavage, les titres devraient en être remis aux paysans, sans aucune indemnité pour les propriétaires monopoleurs. » Murray Rothbard

 

« Aux pays sous-développés, les conservateurs américains prêchent surtout la vertu de l’investissement étranger privé et la nécessité d’un climat sans risque politique pour accueillir les investissements des pays avancés. On ne saurait mieux dire, mais cela prend souvent des airs d’irréalité pour les peuples sous-développés parce que les conservateurs s’entetent à ne pas distinguer l’investissement étranger légitime, qui provient du marché libre, des formes d’investissements assises sur les privilèges de monopole et les immenses concessions foncières que les hommes des États ont accordées dans ces pays. Dans la mesure où l’investissement étranger se fonde sur le monopole des terres et l’agression contre la paysannerie, les capitalistes étrangers font figure de seigneurs féodaux, et méritent bien d’etre traités comme tels. » Murray Rothbard

 

« Il va de soi que, si […] notre concessionnaire pétrolier emploie la force publique pour expulser les paysans de leurs terres – comme l’a fait, par exemple, la Creole Oil Co. au Venezuela -, il devient le complice des hommes de l’État dans la violation des Droits de propriété des paysans. » Murray Rothbard

 

« La seule solution juste réside dans une évacuation immédiate des lieux et la cession des titres aux paysans, sans aucune indemnité pour les agresseurs coupables d’avoir injustement accaparé la terre. » Murray Rothbard

 

« En réalité, l’État fort et la féodalité n’étaient pas incompatibles : le premier était une excroissance nécessaire de la seconde, le monarque absolu gouvernant comme un suzerain super féodal. L’État puissant, tel qu’il s’est développé en Europe occidentale, n’a pas entrepris de supprimer les barrières féodales au commerce mais, bien au contraire, de surajouter à la structure féodale ses propres controles centralisés et le poids de son fardeau fiscale. » Murray Rothbard

 

« La Révolution française, qui crut s’attaquer au type même de l’absolutisme étatique en Europe, voulait détruire à la fois les ingérences locales de la féodalité et le fardeau de la fiscalité centrale. La vraie dichotomie est celle qui opposait la liberté d’un côté et les seigneurs féodaux et monarques de l’autre. Du reste, c’est dans les pays où le pouvoir aussi bien de la féodalité que du gouvernement central étaient les plus faibles – les cités-États italiennes, et au XVIIème siècle, la Hollande et l’Angleterre – que le marché et le capitalisme se sont développés le plus tôt et le plus vigoureusement. » Murray Rothbard

 

« L’élémentaire justice libertarienne exigeait non seulement la libération immédiate des esclaves mais aussi la rétrocession immédiate en leur faveur, toujours sans indemnités pour leur maitre, de ces terres qu’ils avaient travaillées à la sueur de leur front. Ce qui arriva, c’est que le Nord victorieux commit la meme erreur – encore que l’accusation d’ « erreur » soit trop charitable pour une politique qui préserva l’essentiel d’un régime social injuste et oppressif – que le tsar Alexandre libérant les serfs russes en 1861 : on libéra les personnes physiques des opprimés, mais les propriétés sur lesquelles ils avaient travaillé et dont ils avaient acquis le Droit d’etre propriétaires furent laissées aux mains de leurs anciens oppresseurs. » Murray Rothbard

 

« Ai-je raison quand je dis qu’un homme a renoncé à ses Droits (dans la mesure de l’agression qu’il a commise) en s’en prenant aux Droits des autres ? Il pourrait être très difficile de transcrire en termes concrets la mesure de l’agression, et de la contrainte résultante ; mais toutes les lois justes semblent traduire un effort pour ce faire. Nous punissons un homme d’une certaine manière s’il a infligé une blessure qui me met hors service pour une journée ; et nous le le punissons d’une autre si c’est ma vie qu’il a prise … Il y a généralement là-dessous [dans la loi] l’opinion […] que la punition […], aussi bien en matière civile que pénale, doit être proportionnée à l’agression ; en d’autres termes qu’en gros, l’agresseur perde autant de liberté qu’il en a ôté aux autres. » Auberon Herbert, cité par Murray Rothbard

 

« Nous en déduisons qu’en tirant sur petit voleur, en le blessant ou en le tuant, le boutiquier est allé au-delà de la perte proportionnelle de ses Droits ; cet excès est en lui-meme une violation des Droits que le voleur de chewing-gum possède sur sa propre personne. En fait, l’épicier est devenu un criminel, pour avoir blessé ou tué sa victime, son infraction étant de loin plus grave que le vol d’origine. » Murray Rothbard

 

« Chaque homme possède le Droit absolu de porter des armes – que ce soit pour sa propre protection ou pour tout autre cause licite. La violation du Droit consiste non pas dans le fait de porter des armes, mais dans le fait de s’en servir pour menacer ou commettre des agressions. Incidemment, il est étonnant que les lois américaines aient spécifiquement prohibé les armes dissimulées alors que ce sont plutôt les armes apparentes, non dissimulées, qui sont susceptibles de servir à l’intimidation. » Murray Rothbard

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