Recueil de Citations : L’Éthique de la liberté de Murray Rothbard, Deuxième Partie

Par CorsicanLibertarian,

 

Voici la deuxième partie des extraits tiré du livre L’Éthique de la liberté de l’économiste Murray Rothbard. Bonne lecture :

« Il est tout aussi absurde de dire qu’un homme ne serait pas « vraiment » libre dans la société libre parce qu’il n’y serait pas « libre » d’agresser autrui ni de violer sa propriété. Encore une fois, cette critique ne porte pas sur la liberté mais sur le pouvoir. Dans une société libre, il ne serait permis à personne (ou personne ne se permettrait) de violer la propriété d’autrui. Cela impliquerait certainement que le pouvoir d’action de chacun serait limité, de meme que le pouvoir de l’homme est toujours limité par sa nature ; mais cela n’impliquerait en rien une diminution de sa liberté. » Murray Rothbard

 

« Seul un monde sans maître, un monde purement libertarien, peut correspondre aux exigences du Droit et de la loi naturelle et surtout, ce qui est plus important, aux conditions d’une éthique universelle pour tous les hommes. » Murray Rothbard

 

« L’alternative est la suivante : ou bien nous établissons la règle que l’on doit reconnaitre à chacun le Droit d’exercer la pleine possession de son propre corps, ou bien nous décidons qu’il ne doit pas disposer de ce Droit de propriété pleine et entière. S’il possède ce Droit, alors nous avons le Droit naturel libertarien d’une société libre […]; mais s’il n’a pas ce Droit, si tout homme n’a pas un Droit de propriété pleine et entière sur sa propre personne ? Cela implique ou l’autre des deux situations suivantes : 1) la condition « communiste » d’une propriété de tous sur les autres, égale et généralisée ; ou 2) la propriété partielle d’un groupe par un autre – c’est à dire la domination d’une classe par une autre. Telles sont logiquement les deux seules possibilités concurrentes de celles où chacun est à 100% propriétaires de soi. » Murray Rothbard

 

« Vous avez connu quatre siècles de développement ininterrompu sous le régime capitaliste. Nous avons vécu quatre siècles de sous-développement dans une structure féodale […]. Vous êtes nés avec la révolution capitaliste […]. Vous êtes partis de zéro, dans une société vierge, de plain-pied avec les temps modernes, sans le boulet de la féodalité. Nous avons au contraire été constitués comme des dépendances de l’ordre féodal du Moyen-Âge déclinant ; nous avons hérité des structures désuètes, absordé ses vices et de cela sont sorties les institutions perdues sur la frange de la révolution moderne […]. Nous sommes passés de […] de l’esclavage aux […] latifundia, à la négation des droits politiques, économiques et culturels des masses, à un bureau des douanes fermé aux idées modernes […]. Vous devez comprendre que le drame de l’Amérique latine tient à la persistance de ses structures féodales durant quatre siécles de misère et de stagnation, alors que vous étiez au coeur de la révolution industrielle et pratiquiez une démocratie libérale… » L’intellectuel mexicain de gauche Carlos Fuentes, cité par Murray Rothbard

 

« Il y a, du point de vue libertarien, une contrainte à respecter absolument : les procédures judiciaires ne doivent pas employer la force contre des innocents. Car l’emploi de la force physique contre un innocent est une violation de ses Droits, elle est donc en soi criminelle et illicite. Considérons ces méthodes policières que sont la brutalité, la torture des suspects – ou au minimum les micros dans les vases. On reproche invariablement à ceux qui s’opposent à ces méthodes de « se montrer trop bons avec les délinquants ». Or le problème est précisément que nous ne savons pas si nous avons affaire ou non à des délinquants ; et jusqu’à ce qu’ils aient été reconnus coupables, on doit présumer qu’ils ne le sont pas et qu’ils jouissent par conséquent de tous les Droits des innocents […]. Il ne s’agit pas de « chouchouter » les voyoux mais de s’assurer que la police ne viole pas, chez les personnes qu’elle soupçonne, le Droit de propriété sur sa propre personne de quiconque est présumé innocent. Dans ce contexte, celui qui se montre « gentil avec les criminels » et strict envers la police se montre un bien meilleur défenseur des Droits de propriété que ne l’est l’homme de « droite ». » Murray Rothbard

 

« Au lieu de vivre en harmonie avec la nature de l’homme, l’agresseur est donc un parasite qui se nourrit sans contrepartie de l’exploitation du travail et de l’énergie d’autres hommes. Nous avons là une contradiction complète et flagrante avec toute espèce de norme universelle, puisque l’homme en tant que tel ne peut pas vivre en parasite ; les parasites ont besoin de non-parasites – les producteurs – à qui sucer le sang. Non seulement le parasite n’ajoute rien à la somme des biens et services dans la société, mais il est entièrement dépendant de la production de son hote. En plus, toute augmentation du parasitisme coercitif entraine ipso facto une diminution du nombre des producteurs et de leur produit. Jusqu’à ce qu’en fin de compte, si les producteurs en viennent à disparaitre, les parasites subissent rapidement le meme sort. » Murray Rothbard

 

« Les partisans de la « terre-patrimoine commun », qui prétendent que c’est l’ensemble de la population du globe qui est le « vrai » propriétaire collectif du sol, se heurtent à ce fait de nature inéluctable qu’avant l’établissement du premier occupant, personne n’exerçait de contrôle sur le sol en question et par conséquent, personne ne le « possédait » en quoi que ce soit. C’est le pionnier, le premier occupant, qui est le premier à inclure dans le domaine des choses produites et utilisables des objets naturels qui n’avaient ni usage ni valeur. » Murray Rothbard

 

« En effet, l’utilitariste, qui n’a aucune conception formelle et, a fortiori, aucune théorie de la justice, est obligé de s’en remettre à l’opinion pragmatique et opportuniste, selon laquelle on devrait considérer que tous les titres de propriété privée qui existent à un moment et dans un lieu donnés sont valides et doivent etre protégés. Et c’est bien en réalité ainsi que l’économiste traite la question des Droits de propriété lorsqu’il s’agit d’un libéral utilitariste. » Murray Rothbard

 

« Nous en concluons que l’utilitariste qui se limite à prôner le marché libre sur la seule base des titres de propriété actuellement existants ne peut pas fonder en raison sa démarche, qui est tout simplement nihiliste du point de vue moral. » Murray Rothbard

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