Billet – Être un bon économiste : c’est à dire ?

Par CorsicanLibertarian,

Beaucoup de personnes voient les économistes comme de simples statisticiens, montrant des chiffres et des modèles sans queue ni tête et purement incompréhensible. Mais est-ce réellement le cas ?

Joseph Schumpeter accordait 3 devoirs à l’économiste : maîtriser les outils de la statistique économique, connaître l’histoire des faits économiques, et avoir une théorie économique qui lui soit propre. Schumpeter résume ainsi ce qui doit être un bon économiste. Il ne doit que parler et faire de l’économie. Pour le moment, il semble que notre stéréotype soit toujours de vigueur. Voyons désormais l’avis d’un autre économiste, issu de l’école autrichienne.

Pour Friedrich Von Hayek, un économiste qui n’est qu’économiste (qui ne pratique donc que les “sciences” économiques) ne peut être qu’un piètre économiste, et bien plus encore, un économiste dangereux. Pour Hayek, un économiste se doit d’avoir des connaissances variées et un modèle à proposer, avec des liens étroits entre les matières. C’est exactement ce qu’a fait Hayek, à l’aide de sa théorie de l’ordre social, qui intervient dans des domaines aussi nombreux que l’économie politique, l’élaboration du Droit, la philosophie politique, la sociologie et la formation des institutions. En économie, les prix et les profits agissent comme des signaux qui permettent la formation d’un ordre économique de marché en déterminant les structures productives de l’économie. En Droit, c’est la cognition qui permet de découvrir des règles de droit naturel et permet d’améliorer constamment les règles de droit. En sociologie, les institutions sont le résultat d’un ordre spontané (comme la famille, l’entreprise, la langue, les règles de bienséance, la monnaie) grâce à la circulation de la connaissance via des centres de connaissance pour les individus (morale, moeurs, etc …)

C’est dans le même esprit qu’Ayn Rand déclare :” qu’aucun livre d’économie ne peut avoir de réelle importance ou de valeur si l’économie n’a plus de lien avec la morale.”

L’industrialisme de Jean-Baptiste Say, par exemple, s’accorde aussi bien en économie qu’en philosophie politique. D’un point de vue purement économique, Say caractérise sa pensée par le fait que les produits s’échangent contre des produits et que ceux sont les agents productifs qui créent de la richesse. Cela se déteint également politiquement, où les individus productifs sont ceux qui ne bénéficient pas de l’aide de l’Etat, si bien qu’il en découle une lutte des classes libérales, où s’opposent les castes protégées par l’Etat et vivant aux dépens de la société et les individus productifs (salarié ou chef d’entreprise).

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