Étudier la monnaie : l’approche par les encaisses réelles plutôt que par la théorie quantitative

Par CorsicanLibertarian,

La théorie quantitative de la monnaie :

Production x Niveau des prix = Masse monétaire x Vitesse de circulation

Ci-dessus réside la formule de la théorie quantitative de la monnaie. Dans l’optique de la théorie monétaire des monétaristes, la vitesse de circulation de la monnaie est considérée comme constance. Ainsi, pour maintenir le niveau des prix constants, il que la masse monétaire à un taux proportionnellement équivalent à la croissance de la production. Si la masse monétaire augmente plus vite que la production, le niveau des prix augmente. Voilà les conclusions monétaristes. Cette théorie présuppose également qu’il n’y a qu’un seul type de monnaie sur un même territoire, et dont la quantité peut être déterminée en comptant chacune de ses unités homogènes


L’approche par les encaisses réelles :

Ce qu’on appelle les encaisses réelles est simplement le pouvoir d’achat de la monnaie. Ainsi, si il y a inflation, les encaisses réelles diminuent, c’est à dire que le pouvoir d’achat (la quantité de biens qu’elle est capable d’acheter) d’une unité monétaire baisse. Cette approche a émergée grâce aux travaux de Carl Menger, Léon Walras et Alfred Marshall. Cette approche permet, non seulement d’expliquer, les conséquences d’un changement dans la “quantité de monnaie” sur le “niveau général des prix”, mais également “de rendre compte du processus par lequel des variations de l’offre de divers types de monnaie affecteront successivement différents prix. La portée de cette approche est bien plus large que l’approche de la théorie quantitative. Dans le cadre d’un pays bénéficiant d’une concurrence des monnaies, aucune grandeur ne permet de s’informer sur la demande de monnaie, seulement pour les demandes des différentes monnaies. Il y aurait une demande faible des monnaies se dépréciant (mais d’importantes quantités offertes), une égalité entre entre offre et demande des monnaies stables, et une forte demande des monnaies s’appréciant (mais avec des quantités offertes limitées).

Le concept d’encaisses réelles et celui de vitesse de circulation peuvent être déclarés comme similaire, mais il y a une différence marquée entre les deux. Là où la vitesse de circulation ne représente qu’une grandeur statistique et “dont l’expérience nous montre qu’elle demeure raisonnablement constante sur les longues périodes pour lesquelles nous disposons de données, semblant alors justifier une corrélation simple entre “la” quantité de monnaie et “le” niveau des prix.”(Friedrich Hayek), les encaisses réelles nous permette de voir un facteur causal essentiel, à savoir le désir des individus de conserver certaines monnaies particulières. Dans le cadre de la théorie quantitative de la monnaie, le seul effet néfaste considéré par l’accroissement de la masse monétaire n’est que la hausse du “niveau des prix”, comme si tous les prix évoluaient à un même pourcentage. Aucune attention n’est portée aux effets différentiels sur LES prix, et qui changent successivement, distordant la structure totale des prix relatifs (quantité d’un bien x que l’on doit échanger pour obtenir un bien y), et qui poussent des investissements dans les industries qui n’en mériteraient pas autant.

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