Dossier – Qu’est ce que l’Ordre Spontané, et pourquoi est-il nécessaire de le protéger ? Quatrième Partie

Par CorsicanLibertarian,

4) La monnaie :

La monnaie, également, correspond à un ordre spontané, tout en permettant la formation d’ordre spontané en concomitance à celui-là. Comme le dit bien Friedrich Hayek, si des agents du secteur privé avaient eu le droit de proposer d’autres monnaies, nous en aurions eu de bien moins mauvaises en comparaison de la situation actuelle. Ce n’est pas de la bienveillance, mais de l’intérêt personnel de chacun que nous devons attendre des monnaies de bonne qualité et remplissant leurs rôles, à savoir une stabilité en faisant une réserve de valeur, trop longtemps exploité par les différents gouvernements. Une unique agence gouvernementale n’a, comme nous avons pu l’observer auparavant, absolument pas la quantité d’information nécessaire pour savoir quelle quantité de monnaie doit circuler dans l’économie. Sous l’ordre de marché (de laissez-faire), les prix représentent l’information pour les agents économiques, et seule l’observation de leur évolution peut guider les agents vers les biens où une dépense monétaire est pensée nécessaire. La monnaie n’a pas vocation à être un outil politique, mais à être un outil d’autorégulation. Grâce à cet outil qu’est la monnaie, les individus sont amenés à rectifier régulièrement la direction dans leurs activités via les informations que leur fournissent les signaux abstraits des prix. Hayek écrivit ainsi que : “[La monnaie] doit être un canal commode dans le processus par lequel les effets d’évènements jamais complètement connus par quiconque sont communiqués, et qui est nécessaire au maintien d’un ordre social dans lequel les desseins de chaque personne y participant s’ajustent les uns aux autres.”

La monnaie comme intermédiaire des échanges, réduit le nombre des prix relatifs existants entre les différents produits dans le cas du système de troc. Le prix étant lui même un signal, un condensé de connaissance et d’information, la monnaie réduit le nombre de connaissances nécessaires pour interargir avec ses pairs. La monnaie élimine la connaissance inutile, et de ce fait permet à la somme des connaissances dont est composée une économie de circuler bien plus facilement. Seule une monnaie saine, une monnaie qui émergerait spontanément du fait de la volonté de certains individus de fournir aux peuples différentes monnaies en concurrence, et qui ne serait pas entravé par d’éternels boulets étatiques, serait capable d’améliorer l’ordre du marché et de lui permettre d’éviter les reproches qui lui sont souvent adressés du fait de l’intervention des différents gouvernements. Comme Hayek l’écrit dans Pour une vraie concurrence des monnaies (Denationalization of Money), “l’instabilité passée de l’économie de marché résulte du fait que le régulateur le plus important des mécanismes de marché, à savoir la monnaie, n’a pas pu être lui-même le fruit d’un processus de marché.”

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