Pamphlets à l’égard des tyrans-esclaves :

Par CorsicanLibertarian,

La politique n’est rien d’autre qu’un sacrement ; malgré tout ce qu’on pourra y opposer, l’homme politique est un souverain, armé d’un prétendu droit à régir ses congénères. Droit divin autrefois, droit positif aujourd’hui, l’illégitimité étant l’empreinte de tout souverain comme de tout « représentant ». La coercition est son arme, et les forces qu’ils gouvernent représentent le fer aiguisé de sa lance; Notre bon prince, bien confortablement installé, se soutient autant sur son trône que sur l’appui de ses masses qu’il s’est constitué, comme de bons cabotins certifiant le « règne des majorités ». Que les masses se désillusionnent, et il chute aussitôt. Mais les masses s’étant souvent constitué en foules, elles retombent bien plus facilement dans la tyrannie qu’elles en sont sorties.

Mais quelles sont donc ces illusions qui bercent le peuple ? Elles se résument en quelques généralités mal connues et généralement méprisées. Les voici :
« Moi l’État, je suis le peuple. » « Et nous le peuple, nous sommes l’État. » Voilà donc le discours auquel nous avons droit, chaque jour, si bien que chacun se fait le prêtre de cette nouvelle religion. Que l’Etat puisse représenter quelques individus, cela n’est pas question à se poser. Mais que l’État, dit réprésentant du « collectif » . Le « collectif « de soi, que l’on souscrit, bien entendu, car seul le collectif de soi de certains est légitime, l’autre n’est que « perversion de l’âme. L’État, dit collectif, n’est au final qu’une fiction, puisque la notion de collectif est aussi abstraite et arbitraire que celle « d’intérêt général ». Lorsque, mes chers amis, « vous vous prononcez et votez pour le public », vous votez contre lui, car le public est un sophisme. Les idées que vous faîtes sont les votres, celles qui vous forgent, si bien que vous votez pour votre intérêt.

Voilà donc toute l’hypocrisie de cette « homme du peuple » : voyez donc le programme du Parti, et montrez-moi où ce cannibalisme symbolique n’est pas représenté et défendu. Montrez-moi où l’individualisme n’est pas banni et honni. L’adversaire à abattre, est celui qui ne voit pas de quelconque supériorité à la « bêtise collective ». L’individualiste, car il ne souhaite pas être commandé, est à l’antipode de cette doctrine de soumission. Cette doctrine de soumission, malgré les avantages qu’on lui présente, ne le représente pas, et pourtant, il se doit d’y apporter contribution, car on a formé cette autre fiction qu’on a nommé « Contrat social », qui lui dicte de contribuer puisqu’il doit s’y soumettre sans jamais l’avoir signé et sans jamais avoir la possibilité de s’y soustraire.

Voilà donc la plus grande des illusions, déjà énoncé : puisque penser collectif ne peut se soustraire à la soumission, dans l’esprit des âmes faibles, contraignant tout un chacun, et faisant lui donc croire que cette contrainte n’en est point une : « Sous l’égide de la loi naturelle, cette anarchie, ce désordre, camarades, vous ne pourriez survivre. Remerciez ce fouet qui vous sauve. Et faîtes le chaque jour. Vos droits dépendent de vos devoirs. Et si vous ne souhaitez être renier, obéissez donc à cette nouvelle idole. N’oubliez ni votre offrande, ni le fouet. » Voilà donc ce qu’il chuchote à votre oreille, celui qui veut vous retirer votre liberté.

La prétention de ces hommes à vouloir organiser un ordre social va de pair avec leur incapacité à l’organiser, car un ordre ne se fonde jamais par le haut, mais toujours par le bas, et que les instruments de la contrainte sertis de cette prétention sont dans la plus grande incapacité d’organiser un quelconque ordre, car ces aspirations totales, qui ne peuvent que se contredire dans l’ordre de la contrainte et sous la loi du plus fort, peuvent, dans la plus grande étrangeté de leurs lois, se coordonner. Que l’homme libre puisse ne pas nuire à un autre homme libre, voilà ce que l’homme de contrainte ne peut guère comprendre, et lui est si bonnement insupportable qu’il se doit de créer quelques patentes et anoblissement pour pallier à « cette dangereuse liberté » qui, dans les faits, nuit toujours moins à l’homme libre que la contrainte de ce tyran esclave.

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