Dossier – Qu’est ce que l’Ordre Spontané, et pourquoi est-il nécessaire de le protéger ? Troisième Partie

Par CorsicanLibertarian,


3) Le problème du calcul économique dans les sociétés planifiées :

Economiquement, cette approche d’ordre spontané est la description d’un marché non entravé par les pouvoirs publics où l’Etat n’est qu’un “Veilleur de nuit” (ou même qu’il n’existe plus) à l’inverse des sociétés planifiées dans le plus pur esprit de l’étatisme qui représente la plus profonde manifestation de ce que nous pouvons appeler les Ordres concrets, construits de bas en haut par un individu ou groupe d’invidus, et dirigeant la société à coups de décrets et de fouets. Là où la société marchande ajuste les efforts par les profits et les prix et économise les peines en même temps que l’ordre s’étend et que les productions s’améliorent, la société collectiviste et planifiée a toujours souffert de ce paradoxe, que les hommes doivent être purement égaux, et que pour satisfaire ce but, ils ne doivent plus être que des moyens à l’acquisition d’une fin.

Les sociétés planifiées sont ainsi caractérisées par les pénuries, les surproductions, l’exaltation au travail (car dans un ordre où les quelques leviers du Politburo ne peuvent, par un paradoxe des plus ironiques, tout centraliser, l’ordre ne peut s’étendre et même régresse, si bien que si les hommes souhaitent voir leur niveau de vie ne serait-ce que préservé à un même niveau, doivent fournir des quantités de travail toujours supérieures). Comme l’a soulevé Ludwig Von Mises dans son ouvrage Socialisme en 1920, le paradoxe de la planification centralisée est qu’elle détruit toute forme de planification possible. En détruisant le système des prix et des coûts, elle empêche toute forme d’anticipation pour les individus dans leur gestion de la vie courante, si bien que les dirigeants de l’URSS se servaient bien souvent des prix affichés dans les pays occidentaux pour éviter des pénuries et surproductions. C’est pour cela, anticipant ces problèmes de calcul économique, que Ludwig Von Mises clama dans son livre Socialisme que non seulement les pays collectivistes n’auront pas des économies performantes, mais qui plus que ceux-ci s’effondredront d’elles-mêmes, qui lui valut les moqueries d’économistes marxistes jusqu’au dit fait.

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