Billet -Espagne ou le miracle politique

Par Chuck Noel

Dimanche 20 décembre 2015, résultats des élections législatives espagnoles et au bout une Grande surprise. En effet, le parti Ciudadanos nouveau parti libéral réalise l’exploit en remportant plus de 15% des suffrages, alors qu’il n’était encore crédité que de 3% en janvier 2015. Sa force s’être fait connaître par internet et crée par des acteurs de la société civile.

Ce parti éminemment libéral proposant, notamment, la réduction de l’impôt sur les sociétés ou encore un plafonnement de l’impôt sur le revenu, propose une nouvelle manière de voir la politique son leitmotiv s’appuyer sur la société civile pour gouverner, et non laisser le gouvernement à des carriéristes qui n’ont jamais été confrontés au réel.
C’est base du contrat social selon Locke fondée sur le fondement mutuel entre chacun des individus puis du contrat politique qui suppose une délégation des pouvoirs des individus à d’autres individus pris sur la même base. Le pouvoir vient d’en bas. La société civile, c’est la société politique. En outre, ce nouveau parti veut rétablir ce postulat pourtant évident : créer de la richesse avant de vouloir la répartir !

Autre caractéristique de Ciudadanos c’est la destruction du modèle traditionnelle et unilatérale de la politique, désormais plus de serments ridicules et de discours qui n’engagent que l’idiot que veut le croire mais de véritables réunions publiques et tables rondes où chacun peut librement donner son avis, l’individu revient aux responsabilités ! Bastiat ou encore Tocqueville en rêvaient.

Phénomène encore plus surprenant que l’Espagne n’a jamais été un terreau propice au Libéralisme, entre l’absolutisme royal et ecclésiastique, le communisme et le fascisme rien ne prédestinait ce pays cassé par la crise à l’émergence du Libéralisme.

Pendant que les Français continuent à être plus royalistes que le roi en continuant à s’auto-flageller en revotant pour les mêmes politiques, responsables de leurs malheurs. Pendant ce temps Ciudadanos offre de nouveaux visages.

En effet, comme pour Podemos parti d’extrême gauche aux idées démagogiques et planificatrices, le leader de Ciudadanos était encore inconnu du grand public, Albert Rivera, 36 ans apporte un vent nouveau dans le paysage politique espagnole dominé par la vielle caste des carriéristes du parti au pouvoir, le PP.

Autre fait notable, la source d’inspiration de ce parti pur produit de la classe moyenne et qui fait sa différence des autres partis prétendument libéral, c’est son attachement aux thèses de Ayn Rand dont la « Grève » en est l’ouvrage fondamental, ce livre place l’égo au centre de son développement, non pas un ego péjoratif mais un ego naturel dénuée de toute hypocrisie tel que le serait celui qui voudrait décider à la place des principaux intéressés : les hommes, leur bonheur pour en réalité assoir sa domination sur ces derniers. La fraternité n’étant en réalité que le fruit d’une spontanéité et non d’un quelconque devoir intérieur venant non pas d’un quelconque Homme, entité providentielle mais bien des individus.

Renouveau de l’individu, des libertés ? Simple parenthèse ? Malheureusement seul le temps nous le dira.

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