Les politiques concurrentielles : les leçons de l’École Autrichienne, de Chicago et du Choix Public

Les thèses en matière de politique industrielle et industrielle est énormément inspirée par les thèses structuralistes comme le montre un grand nombre de lois en Europe et aux États-Unis comme le Sherman Act.

Un des principaux arguments en faveur des politiques industrielles sont la peur du pouvoir de marché des entreprises (c’est à dire leur capacité à imposer des prix sur leur marché). Or, pour Schumpeter, le pouvoir de marché du au faible nombre d’entreprises sur un marché n’est pas forcément néfaste, car c’est la récompense et la garantie que les firmes ont innové et continuent d’innover à l’avenir (paradoxe de Bertrand, des firmes concentrées peuvent être aussi efficaces que des firmes en concurrence pure et parfaite).

Pour Pascal salin, le faible nombre d’entreprise peut être du, non pas à des efforts anti-concurrentiels d’entreprises présentes sur le marché, mais justement à un processus concurrentiel relativement dynamique ne laissant sur le marché que les entreprises les plus performantes et répondant mieux aux demandes des consommateurs.

On appelle marché contestable une situation où des firmes dominantes, monopole and co peuvent se voir potentiellement concurrencer et évincer. En somme, un marché est considéré comme marché contestable si il existe une concurrence potentielle sur le marché (c’est à dire possibilité pour les concurrents de rentrer sur un marché), aussi importante que la concurrence réelle (nombre présent de concurrent sur le marché). Pour l’école de Chicago, la concurrence potentielle est limitée par les coûts irrécupérables comme la publicité, et si les concurrents ont peur d’etre évincés prématurèment à cause d’une guerre de prix (ce qui est peu probable car la firme dominante risque de voir ses profits diminuer si la guerre des prix tourne mal pour elle). Certains économistes Autrichiens comme Israël Kirzner rejette cette notion même de coûts irrécupérables.

Au niveau des cartels, les points de vue divergent. Pour certains économistes comme Milton Friedman, il faut qu’il existe des politiques anti-trusts contre les cartels (il est rejoint par l’Autrichien Hayek dans ce cas). Pour Murray Rothbard, elles ne sont pas nécessaires car les cartels sont fondamentalement instable à cause de l’occasion de profit qui se présenterait pour la firme ne respectant pas l’entente. Pour Salin, le cartel n’est pas instable et peut avoir des avantages pour le consommateur, le cartel n’étant qu’une structure pour élever des barrières stratégiques à l’entrée du marché et créer des biens qu’ils n’auraient pas pu proposer individuellement en raison de certains coûts.

Pour Murray Rothbard, les seuls monopoles réellement dangereux sont les monopoles publics ou/et crés par la loi. Il explique que ceux sont les seuls monopoles entrant en concordance réelle avec la théorie du monopole, à savoir que l’État, se gérant mal la plupart du temps, est obligé de réduire les quantités qu’il propose et d’augmenter le prix du bien proposé (impôt ou prix dans le cas d’entreprise publique). Là où l’État a toujours la possibilité de fournir un bien avec un rapport qualité/prix inférieur car personne ne viendra le concurrencer, une firme même en monopole peut se voir concurrencer par d’autres entreprises pouvant satisfaire le consommateur à un degré plus élevé.

L’État, lorsqu’il réduit la concurrence potentielle en réglementant et légiférant, met effectivement le consommateur dans une situation de bien-être inférieur que ce qu’il pouvait y avoir avec la liberté (absence de coercition limitant l’entrée sur le marché). En somme, pour Pascal Paoli, c’est l’action de l’État qui crée un super profit (un surplus bien plus élevé donc) pour le producteur. Milton Friedman dit, dans son Capitalisme et Liberté, qu’il existe 3 types de monopole : les monopoles publics, les monopoles de réglementation publique (les taxis, pharmaciens, serruriers, etc …) et les monopoles privés. Il dit que ceux sont les deux premiers les plus dangereux, car ceux sont ceux qui ont le moins de chance de changer avec le temps grâce aux barrières à l’entrée législatives en place (et qui correspondent à des barrières stratégiques, les producteurs ayant apporté leur soutien aux législateurs et représentant une minorité active bénéficiant de privilège du coup).

L’exemple des taxis est parlant car il illustre également parfaitement la théorie du monopole. Une limitation arbitraire des quantités offertes en restreignant l’entrée à un nombre limité de firmes, (système de licences et de patentes), limitant les quantités offertes, avec un prix sur le marché relativement élevé (comparable au prix de monopole). L’École du Choix Public nous permet de voir que les réglementations ne sont pas des barrières naturelles, mais bien des barrières stratégiques érigées par les producteurs pour limiter le nombre de leurs concurrents. Le Sherman Act, par exemple, a subi le financement de certaines firmes qui étaient, pourtant, en situation de quasi monopole sur leur marché.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s