Billet – Pour un vrai système de retraite : l’exemple Chilien

Par Chuck Noel,

Nous connaissons un France depuis plus de 30 ans une décrépitude de notre système « sacré » des retraites par répartition, c’est à dire que les plus riches doivent payés les plus pauvres ;  les plus jeunes doivent payés pour les plus vieux. Sauf qu’un tel système est voué à l’échec sur le long terme, hormis sur le court terme pour contenter un électorat. Car ce que les défenseurs de ce système oublient –qui au passage se prétendent tous sociologues-  c’est l’évolution de la société dans toute ses branches l’augmentation de la courbe de chômage, une chute de la natalité, ou encore un matraquage fiscal continu, ont conduit à amoindrissement du nombre des actifs en France pendant que le nombre de retraités décolle. Ces néos retraités se retrouvent dans situation plus que précaire, où ils voient leur pension de moins en moins garantie par l’État. Pension qui est également en chute vertigineuse depuis quelque années. On a qu’à regarder dans l’actualité récente sur la vraie situation de notre « saint » système de retraite avec ses retards dans le paiement des pensions qui avaient conduit notre chère ministre de la Santé à coller une rustine, en invitant les futurs retraités à faire une demande de liquidation 4 mois avant leur départ à la retraite. C’est ce qu’on appelle la « Justice sociale« …

Pourtant une solution est simple pour le système de retraite !

Il faut en finir avec ce système de répartition moribond, ça marche quand un pays à une forte natalité et un âge reculé de départ à la retraite -et encore !

Le système Chilien propose depuis 30 ans un système par capitalisation très ouvert, qui comprend pour chaque salarié le versement de 10% de leur salaire (ce qui est moins qu’un système par répartition, l’employeur ne paie pas en réalité puisqu’il prend en compte le coût global pour chaque salarié.) dans un compte épargne retraite. Une fois 20 ans de cotisations complétées, ils ont le choix : soit de continuer à travailler, soit prendre une retraite anticipée ; soit de prendre une retraite-qui est à 65 ans-en achetant une annuité ou par un versement programmé de leur épargne. Le tout est géré par des caisses retraites privées. Seul l’impôt sur le revenu est payé.

L’État n’intervient plus dans les systèmes de retraite, aujourd’hui le taux de capitalisation des retraites représenterait plus de 80% du PIB au Chili. Le système public a complètement disparu ! Et n’en déplaise aux syndicalistes et politiques de tout bord, le niveau de la pension des retraités chiliens a grimpé de plus de 20% -et voir même plus lorsque leur épargne a bien travaillé.

La transition ? Vous allez me dire. Simple comme bonjour, il faut voir sur le long terme, c’est ce qu’on fait les chiliens avec brio, simplement en interdisant (c’est un mot dur je sais, mais parfois il s’impose) aux jeunes actifs de cotiser dans le système public, et pour ceux qui avaient déjà cotisé une obligation leur est émise sur leur compte épargne retraite. Cette pourra être revendu à la caisse privée de retraite. L’État est ainsi neutralisé de toute tentation à un retour au système public.

Conséquences : Des actifs responsables puisque se sont eux désormais qui choisissent comment ils vont gérés leur fond de pension. Ils vont, de facto, s’intéresser au cours de la bourse. Les citoyens chiliens ne sont plus des « enfants » à qui la maman État comble le moindre de leurs petits caprices.

Conclusion donnez de la Liberté aux citoyens, meilleurs ils seront pour la collectivité toute entière.

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